
Societies #2 — avril–juin 2025
À l’heure où l’IA met les mêmes outils entre toutes les mains, le goût fait la différence : les signaux de la mode, du design et de la technologie qui façonnent l’hôtellerie d’exception.
Un guide visionnaire pour des lieux d’exception

Bienvenue dans la deuxième édition du guide trimestriel des hôteliers visionnaires qui façonnent la suite. Au fil de ces 31 pages, vous trouverez une sélection d’inspirations venues des marges du design, de la technologie, de l’IA, de l’art et de la culture numérique. Ce n’est pas un simple moodboard. C’est une référence, pensée pour vous tenir informés, inspirés et en avance.
Nous vivons une époque aux possibilités créatives sans précédent. L’IA générative a rendu l’image, la vidéo et le récit de grande qualité accessibles à quiconque dispose d’un navigateur et d’une étincelle d’imagination. Les barrières à la création s’effacent. Les outils deviennent intuitifs. Une idée peut passer du concept à la réalisation en quelques minutes. Le terrain de jeu est grand ouvert, et c’est formidablement enthousiasmant.
Mais si tout le monde dispose des mêmes outils, qu’est-ce qui fait la différence ?
Le goût.
La technologie peut générer du contenu. Elle peut remixer des esthétiques. Mais elle ne sait pas choisir. Elle ne sait pas distinguer ce qui compte. Cela reste le domaine des prescripteurs, celles et ceux qui voient juste, sélectionnent avec audace et relient les points là où d’autres n’y parviennent pas. À mesure que l’IA nivelle le terrain technique, ce sont les personnes dotées d’un goût sûr qui se distingueront.
Voici votre rendez-vous trimestriel pour prendre de la hauteur. Une dose de vision. Un aperçu de ce qui se prépare. Un rappel que l’avenir n’arrive pas par hasard : il se conçoit.
Bonne lecture de l’édition T2 2025 de Societies Quarterly. Nous sommes fiers de la partager avec vous et déterminés à continuer de vous inspirer, chaque trimestre.
Sébastien Félix, fondateur et CEO d’Influence Society
Le nouveau langage de l’identité culturelle

Brouillant les frontières entre sport et mode, le sportstyle ne se résume pas à la performance : il est affaire de présence. Fusion de l’héritage sportif et de l’esthétique streetwear, il façonne un nouvel archétype culturel où l’expression se révèle aussi dynamique que le jeu lui-même. De la nostalgie « Blokecore » aux collaborations avec les grandes maisons de mode, ce mouvement redéfinit la manière de se raconter par le vêtement. Tandis que la jeunesse du monde entier embrasse des passions sportives fluides et des récits pensés d’abord pour le digital, le sportstyle devient bien plus qu’une garde-robe : une affirmation d’appartenance, un passeport culturel, une identité réinventée en mouvement.
Une vision audacieuse du luxe électrique dévoilée à Paris

Le concept-car Type 00 de Jaguar, expression audacieuse de son avenir électrique, a fait tourner les têtes en sillonnant les rues de Paris pendant la Fashion Week. Paré de French Ultramarine, une teinte inédite dévoilée pour l’occasion, ce véhicule saisissant s’impose par un design radical qui divise. Présenté pour la première fois à Miami l’an dernier, le concept incarne la direction créative intrépide de Jaguar, à la croisée de l’art et de l’innovation automobile. Simple étude de style, il influencera pourtant bientôt la prochaine génération de berline électrique de la marque. Un moment où la haute couture rencontre le grand concept, et où le luxe sur quatre roues se réinvente.
Pharrell Williams & Moët : une célébration réinventée

Pharrell Williams et Moët & Chandon réinventent l’art de la célébration avec une collection en édition limitée qui marie héritage et luxe contemporain. Inspiré par le motif de nœud de 1892 issu des archives de la maison, Williams imagine une expérience champenoise sublimée, ornée de nœuds amovibles brodés à la main qui se portent aussi en broches. La collection comprend de somptueux jéroboams parés des ornements de l’artiste Astrid de Chaillé, des magnums aux teintes bleu nuit profond et l’emblématique Brut Impérial dans des tons vifs et festifs. Alliance harmonieuse de mode, d’artisanat et de savoir-faire, cette collaboration fait de chaque toast un moment d’expression personnelle.
Retrouver son goût à l’ère de l’algorithme

Pour la génération Z, le goût est façonné par l’algorithme depuis plus de dix ans. Playlists, listes de films à voir et fils de recommandations dictent chacun de nos choix, au point que l’on ne distingue plus la préférence orchestrée de l’affinité sincère. À quand remonte la dernière fois où vous avez découvert une œuvre d’art sans que la main invisible du Big Algo ne vous guide ? Prendre du recul ne signifie pas renoncer au numérique : il s’agit de créer des espaces choisis en conscience. L’iPod Classic, vestige d’une autonomie d’avant le streaming, nous rappelle que le goût se cultive par la friction, la patience et la découverte. Car parfois, la meilleure façon d’avancer est de faire un pas en arrière.
De nouvelles dimensions pour le design des plafonds

Les faux plafonds, réinventés. Les dalles Grid d’Autex Acoustics transforment d’austères systèmes de grilles en véritables signatures architecturales, où texture, profondeur et absorption acoustique se rejoignent. Sept motifs sculpturaux rythment l’espace au-dessus de nos têtes, adoucissant l’acoustique tout en suscitant une curiosité discrète. Fabriquées en polyester recyclé et certifiées neutres en carbone, les dalles Grid ne sont pas de simples éléments de design : elles traduisent un engagement en faveur de la durabilité. Qu’elles sculptent la lumière, l’ombre ou le silence, elles offrent aux designers une toile pour redéfinir l’atmosphère d’un espace avec une élégance subtile.
Bulgari x MB&F Serpenti : la fusion de l’héritage et du futurisme

Fusion visionnaire entre héritage et innovation, la Bulgari x MB&F Serpenti fait de la mesure du temps un art sculptural. Pour la première fois, l’icône serpentine de Bulgari s’enroule autour d’un poignet masculin, son élégance italienne fluide sublimée par la mécanique avant-gardiste de MB&F. Ses deux dômes jumeaux affichent l’heure avec une clarté futuriste, tandis qu’un fond saphir dévoile un véritable moteur de précision. Limitée à seulement 33 exemplaires par édition, cette collaboration audacieuse rend hommage au riche patrimoine de Bulgari tout en affirmant une horlogerie résolument moderne, où passé et futur s’entrelacent avec une intensité saisissante.
Le sac Egg de Louis Vuitton, réinventé en œuvre chocolatée

Une icône de la couture s’offre un détour gourmand. Le sac Egg de Louis Vuitton, dévoilé pour la première fois sur les podiums en 2019, renaît sous la forme d’une sculpture en chocolat en édition limitée, minutieusement façonnée en collaboration avec le chef chocolatier Maxime Frédéric. Coulé en chocolat noir 70 % et en chocolat au lait 40 %, le sac arbore le monogramme emblématique de la Maison, dans une fusion saisissante entre héritage de la mode et gourmandise artisanale. Cet objet d’art comestible brouille les frontières entre accessoire de luxe et création gastronomique, et offre une célébration sensorielle de Pâques aussi raffinée qu’inattendue. Une nouvelle frontière du design expérientiel, et un plaisir rare pour les yeux comme pour le palais.
Quand le son devient héritage

Hommage à un savoir-faire intemporel, la dernière collaboration Saint Laurent Rive Droite réinvente l’emblématique platine Beogram 4000 de Bang & Olufsen sous la direction d’Anthony Vaccarello. Restaurée avec précision au Danemark, chaque pièce prend place dans un saisissant écrin en bois de ziricote, alliant héritage et raffinement moderne. De son côté, Sonic Heirloom, signé Map Project Office et Father, réinvente la manière de préserver le son : une fusion subtile entre chaleur analogique et clarté numérique, conçue pour transmettre les voix d’une génération à l’autre. Là où passé et futur se rejoignent, le design devient expérience.
L’art du spectacle

Leigh Bowery n’a jamais cherché à passer inaperçu. Visionnaire de l’excès, il a fait de son logement social de l’East London une scène surréaliste : un refuge au 11e étage où l’esthétique camp la plus flamboyante rencontrait le concept le plus pointu. Un papier peint Star Trek encadrait son univers, les œuvres de Trojan ornaient les murs et un piano crapaud donnait le ton d’une vie vouée à la performance. Taboo, sa sulfureuse boîte de nuit, a bouleversé l’underground londonien, tandis que ses costumes avant-gardistes défiaient toutes les conventions. Des squats aux projecteurs, Bowery a sculpté son identité avec le tissu, la peinture et une audace sans faille : un spectacle permanent, toujours un manifeste.
La rébellion la plus disciplinée de la mode

L’esthétique Severance redéfinit la tenue de bureau, en la débarrassant de toute nostalgie et de tout excès au profit d’une uniformité austère. À l’heure où la culture du travail occupe une place démesurée, dans la réalité comme à l’écran, la mode s’inspire de l’univers méticuleusement contrôlé de la série. Costumes droits, chemises impeccables et cravates discrètes composent un style ni nostalgique ni séducteur, mais résolument corporate. Balenciaga, Kent & Curwen et Lemaire ont tous saisi cette précision, prouvant que même les codes vestimentaires les plus rigides peuvent être réinventés. À une époque aux frontières floues, c’est la réponse la plus disciplinée que la mode ait apportée à ce jour.
Les décors automne-hiver 2025 qui ont captivé et transformé

Les décors des défilés automne-hiver 2025 racontaient une histoire de désir et d’évasion, reflet d’un monde en pleine mutation. De la rêverie champêtre de Burberry à la Tate Britain à la scène romantique jonchée de roses de Ferragamo, les créateurs ont fait de l’espace un vecteur d’émotion. Chez Louis Vuitton, le décor d’une grande gare rendait hommage à la nostalgie, tandis que le labyrinthe ténébreux de Balenciaga faisait écho au processus créatif. Alessandro Michele a réinventé l’intimité dans une salle de bains baignée d’une lumière cramoisie pour Valentino, et Dior a convoqué l’aube des temps à travers un spectacle de lumière et de formes. D’une ville à l’autre, ces univers ont façonné non seulement les collections, mais l’humeur même de la saison.
L’IA réécrit les règles de la stratégie de marque

L’avenir de la stratégie de marque ne repose pas uniquement sur les données : il tient à l’art de poser les bonnes questions. L’IA peut optimiser, affiner et prédire avec une précision remarquable, mais les enseignements les plus profonds émergent souvent hors de portée des algorithmes. La véritable différenciation d’une marque naît de l’intuition humaine, là où les mutations culturelles se pressentent avant d’apparaître et où la résonance émotionnelle l’emporte sur l’efficacité. Tandis que l’IA accélère les mécaniques du marketing, les marques qui prospéreront seront celles qui sauront allier intelligence technologique et art stratégique, pour créer des expériences qui inspirent, et pas seulement qui analysent.
La couture en reflet

Véritable leçon d’art de vivre couture, le penthouse tout en miroirs de Ralph Rucci est à la fois un atelier et un sanctuaire artistique. Niché au-dessus de l’Upper East Side de Manhattan, cet espace marie haute couture et antiquités choisies avec soin : mobilier Jansen, paravents chinois de Coromandel et trésors signés Elsa Peretti, le tout sur une palette de velours de soie et de reflets miroitants. Chaque détail, des bibelots Peretti disposés avec art aux textures superposées de velours et de laque, compose un univers d’une élégance raffinée. Ici, la mode ne se porte pas seulement : elle se vit, dans un espace aussi sculpté et réfléchi que les créations de Rucci elles-mêmes.
La Première by Air France : une nouvelle ère du luxe dans les airs

Air France redéfinit l’art du voyage avec sa nouvelle suite La Première, une fusion exquise de design, de technologie et de service. Dévoilé après trois ans d’un savoir-faire minutieux, cet espace ultra-privé offre 3,5 m² de confort raffiné et se transforme en un lit de deux mètres, avec cinq hublots panoramiques qui encadrent le ciel. Des attentions délicates subliment l’expérience : tenues d’intérieur signées JACQUEMUS, gastronomie étoilée au Guide Michelin et divertissement 4K de dernière génération. D’un parcours avant-vol discret à Paris-CDG jusqu’au service de première classe à bord, La Première n’est pas une simple cabine : c’est l’élégance à la française en mouvement.
Les temps forts durables de la Fashion Month

La durabilité n’a peut-être pas dominé les conversations de cette Fashion Month, mais des créateurs visionnaires l’ont discrètement tissée dans leurs récits. Des robes de mariée upcyclées de Collina Strada aux sequins d’origine végétale de Stella McCartney, l’innovation a rencontré l’art sur les podiums. Tolu Coker a réinventé le format du défilé avec un atelier en pleine activité, tandis que Gabriela Hearst a façonné de la fausse fourrure à partir de soie. Roksanda a transformé des stocks dormants de mousse en pièces sculpturales, prouvant que les matériaux négligés peuvent révéler une beauté nouvelle. Ces moments ne sont pas de simples tendances : ils offrent un aperçu de l’avenir de la mode, où créativité et responsabilité vont de pair.
Comment les gens utilisent vraiment l’IA générative en 2025

Bien au-delà de l’effet de nouveauté, l’IA générative est devenue une compagne tout en nuances, offrant aussi bien une thérapie structurée qu’une clarté intérieure retrouvée. En 2025, le lien émotionnel rivalise désormais avec l’assistance technique comme son rôle le plus apprécié. Les utilisateurs s’appuient sur l’IA pour organiser leur vie, donner du sens à leur parcours, et même se sentir moins seuls. Il ne s’agit pas d’automatiser pour la seule efficacité : il s’agit d’outils qui reflètent notre complexité et façonnent discrètement une ère numérique plus douce, plus introspective. L’innovation la plus fascinante ? À quel point tout cela commence à paraître humain.
Repenser l’hospitalité par le design, l’accessibilité et le lieu

Le paysage de l’hospitalité se transforme : du luxe centralisé, il glisse vers des expériences décentralisées, guidées par le design et ancrées dans un lieu et une raison d’être. Tomu illustre cette évolution avec une approche modulaire qui privilégie l’agilité, l’intégrité esthétique et la sensibilité environnementale. Plutôt que de reproduire la tradition, Tomu donne aux créateurs les moyens de la redéfinir, en transformant des sites isolés en séjours immersifs qui reflètent à la fois l’intention de l’hôte et le désir du client de tisser des liens qui ont du sens. Ce ne sont pas de simples cabanes : ce sont les expressions d’un mouvement plus large vers une propriété plus accessible et un design plus divers. À mesure que l’hospitalité s’étend au-delà des murs, jusqu’au cœur de la nature, Tomu contribue à dessiner un avenir plus inclusif, plus proche des éléments et plus vibrant.
Le concierge de poche : Samsung réinvente l’hospitalité numérique

Quand l’IA rencontre l’expérience client. La série Galaxy S25 de Samsung introduit une intelligence embarquée qui redéfinit discrètement la façon dont les voyageurs vivent leur séjour. Des mises à jour d’itinéraire intuitives grâce à Now Brief aux carnets photo de voyage assistés par l’IA, les clients peuvent composer et partager sans effort. Avec Gemini à portée de bouton, réserver un soin au spa à la dernière minute ou découvrir l’histoire d’un monument local devient un réflexe. Pour les hôtels, c’est une nouvelle frontière : des clients férus de technologie arrivent déjà équipés d’outils qui anticipent leurs besoins, rendant chaque point de contact numérique plus personnel, plus fluide et d’une parfaite simplicité.
La précision en mouvement : l’audace graphique du printemps-été 2025

Une attention aiguë portée au design et à la construction a marqué les collections printemps-été 2025, où les silhouettes architecturées rencontraient une précision graphique affirmée. Chez Dior, Maria Grazia Chiuri a réinterprété les codes équestres des archives en un tailoring épuré et athlétique, un écho que l’on retrouve d’un défilé à l’autre, des robes sablier sculpturales d’Acne Studios aux laçages exagérés de Balenciaga. Saisies par l’objectif du numéro d’avril de Wallpaper*, ces silhouettes deviennent plus que des vêtements : de véritables manifestes visuels de maîtrise, de savoir-faire et d’audace contemporaine. Chaque pièce reflète une saison placée sous le signe de la précision, des proportions et d’une puissance épurée et disciplinée.
Quand l’art rencontre l’aérodynamisme

Avec son nouveau programme MyCanyon, Canyon fait du vélo de course une toile de collection. Alliant performance de haut niveau et design expressif, l’initiative s’ouvre sur des cadres Aeroad CFR sur mesure, ornés par des artistes comme Elena Salmistraro et Felipe Pantone. Chaque pièce, du kaléidoscope inspiré des empreintes digitales de Salmistraro à l’ode iridescente de Pantone à la vitesse, est finie à la main et véritablement unique. MyCanyon ne se limite pas à l’esthétique : le programme propose un ajustement, des composants et des roues sur mesure, invitant les cyclistes à nouer une relation intime avec leur machine. Un nouveau chapitre pour Canyon, où le design et la vitesse se rejoignent en mouvement.
La tech qui fait grandir notre humanité

Des exosquelettes aux lunettes dopées à l’IA, la frontière des technologies portables redessine discrètement le potentiel humain. Des outils autrefois réservés à la science-fiction (casques de neuro-imagerie, prothèses intelligentes, voire collègues robotiques) sont désormais des réalités conçues avec précision. Ces innovations ne se contentent pas d’améliorer les performances : elles redéfinissent la relation entre l’humain et la machine. Qu’il s’agisse d’un guidon qui perçoit votre rythme d’effort ou d’un humanoïde de six pieds (1,83 m) conçu pour une collaboration fluide, chaque innovation traduit une évolution vers un design centré sur l’humain, plus intuitif. Dans l’hospitalité aussi, la technologie devient un prolongement élégant du service : elle enrichit, sans les remplacer, la chaleur et l’intuition des équipes d’un hôtel.
Valextra et Zaven font du voyage un art

Une sculpture cinétique nichée dans une valise sur mesure : la dernière collaboration de Valextra avec Zaven brouille la frontière entre utilité et art. Dévoilée lors de la Milan Design Week 2025, Costa 70 + Zaven transforme une inspiration puisée dans les archives en une expérience de design nomade. En écho aux Travel Sculptures de Bruno Munari, cet objet tactile invite à jouer, à composer et à réinventer. Façonnée dans le cuir parchemin signature de Valextra, la valise reflète l’ADN précis et architectural de la maison, tandis que Zaven lui insuffle mouvement ludique et créativité modulaire. Un clin d’œil poétique à l’histoire du design italien, réinventé pour le voyageur d’aujourd’hui, curieux et fin connaisseur du design.
Le lien, nouvelle monnaie

Dans un paysage marqué par la fatigue émotionnelle et la saturation numérique, le luxe vit une discrète transformation. Des marques comme Four Seasons, Celine et Dior repensent le plaisir, non plus comme un isolement, mais comme un vecteur de lien. Des parcours bien-être aux ouvertures de boutiques pensées d’abord pour la communauté, l’essor des « tiers-lieux » signale un changement : l’appartenance est désormais au cœur de la création de valeur. À mesure que l’art, le sport et le design se croisent de façon inédite et émotionnellement forte, le luxe n’est plus seulement personnel : il se partage. À cette époque, le lien n’est pas un sous-produit. C’est le produit.
Crypto, culture et retour en grâce du luxe américain

Face au ralentissement de la demande chinoise et à l’envolée des fortunes crypto, les maisons européennes se tournent à nouveau vers l’Ouest. L’imposante malle Louis Vuitton installée par LVMH à Manhattan n’est pas qu’un spectacle visuel : c’est une déclaration d’intention. Portées par les sommets du Bitcoin et un marché boursier en plein rebond, des villes américaines loin des places attendues (Austin, Charlotte, Scottsdale) deviennent les nouvelles frontières du luxe. Les ventes de montres repartent à la hausse, et le « luxury snacking » trouve sa place sur la Fifth Avenue. En 2025, le renouveau de l’opulence américaine ne porte peut-être pas de costume, mais il arbore assurément du cuir monogrammé.
Google contre Microsoft à l’ère de l’assistance numérique

Dans le paysage mouvant de l’intelligence artificielle, Gemini de Google et Copilot de Microsoft ne sont pas de simples outils concurrents : ce sont deux philosophies de design qui façonnent notre façon d’interagir avec la technologie. Gemini mise sur une interaction en temps réel, riche en stimuli sensoriels, qui transforme ce qu’il voit en réponses. Copilot, de son côté, explore la résonance émotionnelle de l’IA à travers la voix, la mémoire et même des personas visuels personnalisables. Tous deux annoncent un avenir au-delà des écrans, où l’assistance se veut intuitive, ambiante et humaine. Reste une question : ces systèmes peuvent-ils vraiment nous comprendre, ou les entraînons-nous à nous renvoyer un reflet soigneusement composé de nous-mêmes ? Dans tous les cas, c’est le design qui déterminera jusqu’où ils pourront s’approcher de nous.
L’art de l’éclairage architectural

La lumière comme architecture. Ces luminaires ne se contentent pas d’éclairer : ils façonnent une atmosphère et une intention. Des murs de verre lumineux de Bendheim aux suspensions sculpturales Knit de Vibia, l’éclairage devient un médium d’expression. Le Gridiron acoustique de Coronet et la H Series ultra-efficace de DMF prouvent que la forme et la fonction n’ont pas à être dissociées. De leur côté, Artemide, Juniper, RBW et Kuzco apportent une sensibilité tactile, presque poétique, aux formes lumineuses contemporaines. Sculpté, tissé ou diffusé, chaque luminaire offre plus que de la clarté : il offre une présence. Un rappel qu’en design, la lumière ne se voit pas seulement : elle se ressent.
Âme analogique, précision numérique

Clin d’œil nostalgique à la culture de la cassette, le Snowsky Retro Nano de FiiO réinvente le charme des baladeurs des années 90 avec un cœur résolument moderne. Sous ses boutons physiques et sa silhouette carrée se cache une technologie audio des plus sérieuses : deux DAC Cirrus Logic et un amplificateur casque à la hauteur des mélomanes exigeants d’aujourd’hui. Avec sa finition bleu glacier et son jeu d’autocollants en option, ce lecteur de poche invite à la personnalisation tout en rendant hommage aux rituels analogiques. Plus qu’un appareil, c’est un hommage à l’intimité de l’écoute, résolument design et sublimé pour une nouvelle ère.
Apple et la révolution discrète d’une IA respectueuse de la vie privée

Le dernier perfectionnement de l’IA d’Apple réinvente discrètement la manière dont les données personnelles peuvent sublimer le design. En associant données synthétiques et approche fondée sur la confidentialité, Apple améliore des fonctionnalités comme Genmoji et les résumés d’e-mails, sans compromettre la confiance des utilisateurs. Les appareils ayant accepté le partage d’analyses reçoivent des prompts sélectionnés, ce qui permet à Apple de comparer les réponses du modèle aux usages réels. Une chorégraphie subtile et profondément technique, qui améliore l’expérience utilisateur tout en protégeant la vie privée. Pour les marques attachées à l’innovation dans la discrétion, c’est le signe d’une nouvelle ère : celle d’une IA non pas plus bruyante, mais plus intelligente, et toujours plus naturellement intégrée à nos rituels numériques du quotidien.
La stratégie lean : une façon plus intelligente de choisir

Dans l’univers de l’innovation guidée par le design, le processus compte. Des entreprises visionnaires comme Google, Dell et Amgen transforment la façon dont la stratégie s’élabore : en la standardisant. S’inspirant des principes du lean manufacturing, elles abordent la stratégie non comme un brainstorming dispersé, mais comme un système affiné : fixer des ambitions audacieuses, hiérarchiser les décisions et suivre les résultats avec une précision chirurgicale. Le résultat ? Des choix plus judicieux, une exécution plus rapide et des équipes mieux alignées. La stratégie relève moins de l’intuition que de l’intention : elle se construit, elle ne s’improvise pas. Une leçon d’application du design thinking au leadership lui-même.
Nos réflexions

Alors que nous refermons cette deuxième édition de SOCIETIES Quarterly, une évidence s’impose : le plus passionnant dans ce travail n’est pas seulement ce qui se passe aujourd’hui, mais ce qui s’annonce.
Nous avons exploré quelques-unes des choses qui nous ont inspirés ce trimestre : un design qui adoucit le son et façonne l’atmosphère, comme les plafonds sculpturaux d’Autex ; une mode qui mêle nostalgie et rébellion, du vestiaire de bureau dépouillé de l’esthétique Severance au storytelling émotionnel des défilés Ferragamo ; et des collaborations qui fusionnent héritage et futurisme, comme les garde-temps sculpturaux de Bulgari et MB&F, entre autres. Nous avons vu comment l’hospitalité se réinvente grâce au design modulaire, aux technologies immersives et à un branding doté d’intelligence émotionnelle.
Au fil de ces pages, une idée se détache : la créativité n’a jamais été aussi accessible, mais c’est le goût, le vrai, qui distinguera les marques.
L’IA réinvente la façon dont nous créons du contenu, certes, mais elle ne peut reproduire l’instinct qui permet de savoir ce qui compte. Cela reste profondément humain.
C’est pourquoi les meilleures marques n’utilisent pas l’IA seulement pour automatiser : elles s’en servent pour approfondir la résonance émotionnelle, construire leur identité et faire vibrer leur public. Les outils évoluent, mais ce sont les tastemakers qui décident de ce qui mérite d’être créé.
Nous pensons que rester curieux est essentiel. Et nous pensons que c’est vous, hôteliers, designers, marketeurs et visionnaires, qui façonnez ce qui vient.
Nous vous invitons donc à partager vos signaux. Que voyez-vous ? Quelles nouvelles intersections entre technologie, culture et design vous enthousiasment le plus ? Dites-nous ce qui devrait figurer dans la prochaine édition. Nous sommes à l’écoute.
Utilisons ces outils non pas seulement pour faire plus, mais pour faire mieux. Une meilleure hospitalité. Un meilleur storytelling. De meilleurs liens humains. Un meilleur marketing.
Merci de faire partie de cette aventure. Rendez-vous au troisième trimestre. D’ici là : restez affûtés, restez inspirés et continuez à construire l’avenir.
Construisons l’avenir, ensemble.

Influence Society est une agence créative à la croisée du design, de la technologie et de l’hospitalité. Nous aidons des hôtels d’exception à construire des récits de marque forts, en alliant esthétique et stratégies digitales de pointe pour façonner l’avenir de l’hospitalité. Par un storytelling visionnaire, un marketing innovant et une connaissance approfondie du secteur, nous donnons aux hôtels les moyens de garder une longueur d’avance dans un paysage en perpétuelle évolution.
Societies Quarterly est une exploration choisie des idées qui façonnent l’avenir de l’hospitalité. Chaque analyse, tendance et innovation présentée ici a été soigneusement sélectionnée, avec un lien vers les sources originales pour aller plus loin.
Pour toute demande, collaboration ou pour partager vos réflexions, écrivez-nous :
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