
Societies — Édition complète 2025
Toute l’année 2025 en une édition annuelle : 63 articles sur le design, l’IA, la mode, le voyage et les marques qui réinventent l’hôtellerie d’exception, ouverts par un nouvel édito sur l’année à venir.
Cap sur 2026 : un paysage en mouvement, un moment pour affiner

Alors que l’hôtellerie et le storytelling de marque entrent dans une nouvelle phase, une vérité s’impose de plus en plus : les fondamentaux comptent toujours, peut-être plus que jamais. L’IA continue de faire les gros titres et d’enflammer les imaginations, mais son rôle concret dans l’hôtellerie reste à écrire. Nous avons vu l’emballement. Nous avons vu les unes. Chez Influence Society, nous pensons que la vraie opportunité ne consiste pas à courir après chaque innovation, mais à consolider les bases. Les marques qui réussissent aujourd’hui ? Elles misent davantage sur la clarté, la cohérence et le savoir-faire. Elles investissent dans le récit, dans le design, dans l’émotion qu’une marque suscite, parce que ce sont précisément les éléments que l’IA ne sait pas reproduire.
Le site web reste la fenêtre numérique la plus essentielle sur l’âme d’un hôtel. Bien avant que la recherche par IA ne change la façon dont les clients vous découvrent, c’est votre site qui donne le ton, par la typographie, l’image, le mouvement et la navigation. C’est là que commence l’attente, là que les clients commencent à ressentir ce que serait un séjour chez vous. En ce sens, il reste l’un de vos outils de récit les plus puissants.
Cette année, nous avons observé un net virage vers des choix de design plus audacieux : des couleurs plus vives, plus de matière, plus de présence émotionnelle. Sur des marchés incertains, ce sont les marques qui ont du caractère, celles qui semblent vivantes, qui restent en tête. Il y a là une opportunité : pour les hôtels et les entreprises guidées par le design, ne pas se replier dans l’ambiguïté, mais affirmer leur singularité. Celles qui continuent d’investir dans leur identité, visuelle, verbale et expérientielle, se démarquent, quel que soit le contexte.
Dans le même temps, une vérité essentielle s’impose à chaque point de contact : tout ce que vous créez doit avoir du sens. Il n’y a plus de place pour le remplissage, pour des pages, des posts ou des pixels sans raison d’être. À l’heure où l’IA produira toujours plus de contenu, plus vite et à grande échelle, seul le contenu créé avec intention trouvera un écho. Chaque image, chaque mot, chaque interaction doit servir un but : susciter une émotion, raconter une histoire, clarifier une identité. Pas seulement plus de contenu. Plus de contenu qui a du sens.
Cela ne veut pas dire réduire le volume. Nous pensons même qu’il doit augmenter, mais avec plus de profondeur, d’originalité et de résonance. Les marques hôtelières ont aujourd’hui une nouvelle occasion de maîtriser leur récit, en particulier grâce aux formats longs comme le blog, qui connaît une véritable renaissance. À mesure que la recherche par IA devient plus conversationnelle et contextuelle, votre blog n’est plus un simple canal d’appoint. C’est un actif stratégique pour la marque.
Mais pas n’importe quel blog. Le contenu doit être profondément contextuel, écrit pour de vraies personnes, ancré dans l’essence de votre hôtel et du monde qui l’entoure. Les clients veulent se sentir compris. Alors posez-vous les questions : qui sont-ils ? Qu’est-ce qui les touche ? Quel art collectionnent-ils ? Quel café cherchent-ils à 10 heures ? Créez des contenus qui reflètent leur univers et qui le relient à celui de votre hôtel.
Sélectionnez avec intention. Recommandez des restaurants qui correspondent à l’esthétique de vos clients. Concevez des guides nuancés, pas des top 10 génériques. Interviewez des habitants. Racontez les ateliers voisins, les rituels de saison ou les détails d’architecture que la plupart des clients ne remarquent pas. Ces contenus, lorsqu’ils sont faits avec soin, ne servent pas seulement le SEO. Ils façonnent la perception. Ils donnent au client le sentiment d’être compris avant même son arrivée.
Ce que nous vivons n’est pas seulement un changement d’outils, mais un changement d’attentes. La technologie relèvera le niveau de base. Le design et le sens feront la différence. Et les marques qui l’auront compris, celles qui nourrissent leur récit de clarté émotionnelle, d’intelligence du contexte et d’élégance visuelle, ne se contenteront pas de survivre à la prochaine vague. Elles la mèneront.
Ce récapitulatif Societies 2025 n’est pas seulement un instantané de l’année écoulée ; c’est un regard sur la direction que prend l’image de marque hôtelière. Vers la clarté, pas le bruit. Vers des récits qui émeuvent, pas seulement qui vendent. Et vers un design qui affirme quelque chose : avec audace, avec beauté et avec intention.
Sébastien Felix
Un bistrot qui se fait showroom vivant

Restaurant, showroom, terrain d’expérimentation : la dernière métamorphose de Form Us With Love brouille les frontières entre hospitalité et design. Pendant la Stockholm Design Week, le studio s’est transformé en véritable bistrot, où les convives ne se contentent pas d’admirer le mobilier : ils le vivent. Des luminaires modulaires de Blond au très enveloppant Nest Club Chair de +Halle, chaque pièce est utilisée, favorisant l’interaction et l’authenticité. Une leçon pour les hôtels : le design immersif ne se résume pas à l’esthétique, il consiste à créer des espaces où chaque élément raconte une histoire.
Le nouveau langage de l’identité culturelle

Brouillant les frontières entre sport et mode, le sportstyle ne se résume pas à la performance : il est affaire de présence. Fusion de l’héritage sportif et de l’esthétique streetwear, il façonne un nouvel archétype culturel où l’expression se révèle aussi dynamique que le jeu lui-même. De la nostalgie « Blokecore » aux collaborations avec les grandes maisons de mode, ce mouvement redéfinit la manière de se raconter par le vêtement. Tandis que la jeunesse du monde entier embrasse des passions sportives fluides et des récits pensés d’abord pour le digital, le sportstyle devient bien plus qu’une garde-robe : une affirmation d’appartenance, un passeport culturel, une identité réinventée en mouvement.
Le nouveau silence : pourquoi les marques misent sur les événements secrets

Dans un monde saturé de spectacle, les expériences de marque les plus magnétiques sont désormais celles que l’on ne voit pas. De la partie de poker confidentielle organisée par Cartier pour Timothée Chalamet aux concerts underground de Bottega Veneta, les événements secrets redéfinissent discrètement le capital culturel. Ces moments choisis, volontairement hors des radars, volontairement intimes, ne relèvent pas du simple marketing : ce sont les rituels modernes de l’appartenance. En troquant l’accès contre l’aura, les marques renforcent la fidélité, attisent la curiosité et n’ouvrent leur cercle qu’aux plus fervents. Le message est clair : si vous n’y étiez pas, vous auriez aimé y être.
Une pièce à soi : l’adresse tokyoïte de Ramdane Touhami

Niché sous les sycomores du quartier de Nakameguro, à Tokyo, Words, Sounds, Colors and Shapes tient moins de la boutique que du prolongement vivant de l’imaginaire de Ramdane Touhami. À l’intérieur, des paysages sonores cinématographiques tombent du plafond, les vêtements murmurent des histoires de savoir-faire japonais, et chaque objet, tapis, hoodie ou tasse, porte l’empreinte d’une collaboration profonde. Après son flagship de Paris, l’adresse tokyoïte de Touhami se veut intime, riche en strates et résolument personnelle. Ce n’est pas du théâtre commercial : c’est une pièce, une galerie, une conversation. Comme le dit Ramdane : « Je voulais simplement le faire parfaitement. » Et il y est parvenu.
NFT et hospitalité : une nouvelle ère de la fidélité client

Les programmes de fidélité façonnent l’hospitalité depuis les années 1980, mais les NFT en proposent une évolution numérique : dynamique, exclusive et personnalisée. Grâce à l’authenticité garantie par la blockchain, les hôtels peuvent créer des récompenses à collectionner, gamifier l’expérience client et proposer des avantages transférables. Imaginez une fidélité que les clients peuvent échanger, faire évoluer, voire partager. Il ne s’agit plus d’un simple programme de récompenses, mais d’un prolongement immersif de la marque, porté par sa communauté. En intégrant les NFT, les hôtels visionnaires peuvent créer des actifs numériques qui réinventent l’engagement et tissent un lien plus profond entre les clients et les lieux qu’ils aiment retrouver.
Image : nftplazas.com
Pharrell Williams & Moët : une célébration réinventée

Pharrell Williams et Moët & Chandon réinventent l’art de la célébration avec une collection en édition limitée qui marie héritage et luxe contemporain. Inspiré par le motif de nœud de 1892 issu des archives de la maison, Williams imagine une expérience champenoise sublimée, ornée de nœuds amovibles brodés à la main qui se portent aussi en broches. La collection comprend de somptueux jéroboams parés des ornements de l’artiste Astrid de Chaillé, des magnums aux teintes bleu nuit profond et l’emblématique Brut Impérial dans des tons vifs et festifs. Alliance harmonieuse de mode, d’artisanat et de savoir-faire, cette collaboration fait de chaque toast un moment d’expression personnelle.
Une vision façonnée : comment Gemini redéfinit le récit visuel

Propulsée par le dernier modèle d’image de Google DeepMind, cette mise à jour redéfinit la façon de créer des visuels, en préservant chaque nuance de ton, de texture et d’identité. Pour les hôtels, elle ouvre de nouvelles perspectives : affiner la photographie de marque, visualiser des espaces à venir ou composer une imagerie éditoriale à la fois authentique et désirable. Qu’il s’agisse de réimaginer des intérieurs ou de fondre des scènes lifestyle, la précision de Gemini garantit la cohérence de votre esthétique à chaque point de contact. Une alliance de l’art et de l’IA, pensée pour aider les hôteliers à donner vie, avec éclat, à la vision de leur marque.
Jacquemus réinvente le glamour de la Riviera au Monte-Carlo Beach

Au Monte-Carlo Beach, Jacquemus donne vie à son univers solaire le temps d’une saison, dans une prise de possession saisissante. Clin d’œil à la collection « La Croisière » de la maison, le ponton et le Pool Café réinventés adoptent de graphiques rayures noires et des tons crème coco, sublimant l’esthétique de la Riviera. Des parasols à l’aménagement soigné de la boutique, chaque élément exprime le minimalisme poétique de la Provence. Plus qu’un moment de mode, il s’agit de la première intégration complète de Jacquemus dans l’hospitalité : un subtil mélange de loisir, de luxe et de récit porté par le design, sur la Côte d’Azur.
Pourquoi les marques osent à nouveau prendre des risques

À l’heure où la culture digitale évolue à une vitesse folle, la neutralité condamne une marque à l’insignifiance. Pour captiver leur public, les hôtels ont besoin de stratégies marketing audacieuses et chargées d’émotion qui les distinguent. L’étude de System1, menée sur 100 000 publicités, le confirme : la plupart des campagnes échouent parce qu’elles ne suscitent rien. Près de la moitié des spots TV américains laissent les téléspectateurs indifférents, et en matière de marque, l’indifférence coûte plus cher que la controverse. La grande publicité n’est pas prudente : elle est émotionnelle. Adidas et Ant Man ont redécouvert l’art de la provocation en visant directement leurs concurrents, tandis que Nike revient à ses racines avec « Winning Isn’t for Everyone », une campagne aussi assumée que son héritage. Dans un monde où l’attention est fugace, seuls les audacieux marqueront les esprits.
De nouvelles dimensions pour le design des plafonds

Les faux plafonds, réinventés. Les dalles Grid d’Autex Acoustics transforment d’austères systèmes de grilles en véritables signatures architecturales, où texture, profondeur et absorption acoustique se rejoignent. Sept motifs sculpturaux rythment l’espace au-dessus de nos têtes, adoucissant l’acoustique tout en suscitant une curiosité discrète. Fabriquées en polyester recyclé et certifiées neutres en carbone, les dalles Grid ne sont pas de simples éléments de design : elles traduisent un engagement en faveur de la durabilité. Qu’elles sculptent la lumière, l’ombre ou le silence, elles offrent aux designers une toile pour redéfinir l’atmosphère d’un espace avec une élégance subtile.
Défilé Marc Jacobs automne-hiver 2025

Au cœur de la New York Public Library, MATTE a réinventé le podium en toile cinématographique, conjuguant la précision de la collection automne-hiver de Marc Jacobs à un sens architectural de l’échelle et du spectacle. Une caméra fixée au plafond a bousculé la tradition en offrant une rare vue plongeante, révélant un savoir-faire habituellement caché : structures intérieures minutieuses, textures pensées et silhouettes en mouvement. Cette fusion fluide entre mode et récit visuel a offert au public du monde entier l’intimité du premier rang à distance : un portrait sublimé de l’élégance moderne, saisi avec intention et nuance.
Hermès dévoile un récit immersif au Pier 36

Entrez dans l’univers poétique et équestre d’Hermès avec « Mystery at the Groom’s », une installation immersive éphémère présentée au Pier 36, à New York. Dévoilée à l’origine à Shanghai, cette expérience portée par le design invite le public à résoudre une mystérieuse disparition à travers des salles richement détaillées, chacune rendant hommage au savoir-faire légendaire d’Hermès et à son art du récit. Guidés par des indices numériques, les visiteurs découvrent une histoire tissée d’art et de mouvement. L’installation est ouverte jusqu’au 29 juin, avec des créneaux sans réservation chaque jour. Une invitation fugace à renouer avec le patrimoine, la créativité et l’inattendu.
Quand le design iconique rencontre l’élégance boutique
À l’image d’un boutique-hôtel de luxe qui allie design, savoir-faire et innovation pour offrir un séjour inoubliable, les dernières créations horlogères de Hublot, dévoilées lors de la LVMH Watch Week 2025, incarnent l’art de l’expression audacieuse. La Spirit of Big Bang Year of the Snake, avec son serpent finement ciselé et doré, reflète le soin méticuleux du détail que l’on retrouve dans une suite d’hôtel parfaitement pensée. Le lumineux tourbillon en saphir SAXEM rappelle l’usage avant-gardiste des matériaux propre aux chefs-d’œuvre architecturaux. Comme les hôtels d’exception créent des expériences immersives, les montres Hublot sont bien plus que des garde-temps : ce sont des manifestes d’art, de précision et de vision.
Le sac Egg de Louis Vuitton, réinventé en œuvre chocolatée

Une icône de la couture s’offre un détour gourmand. Le sac Egg de Louis Vuitton, dévoilé pour la première fois sur les podiums en 2019, renaît sous la forme d’une sculpture en chocolat en édition limitée, minutieusement façonnée en collaboration avec le chef chocolatier Maxime Frédéric. Coulé en chocolat noir 70 % et en chocolat au lait 40 %, le sac arbore le monogramme emblématique de la Maison, dans une fusion saisissante entre héritage de la mode et gourmandise artisanale. Cet objet d’art comestible brouille les frontières entre accessoire de luxe et création gastronomique, et offre une célébration sensorielle de Pâques aussi raffinée qu’inattendue. Une nouvelle frontière du design expérientiel, et un plaisir rare pour les yeux comme pour le palais.
L’IA aux portes de l’autonomie

Nous entrons dans une nouvelle phase où l’IA ne se contente plus d’assister : elle agit. Des agents dignes d’un concierge, capables de traiter les demandes les plus subtiles des clients, aux systèmes en coulisses qui affinent la logistique, le virage agentique marque le passage de la nouveauté à la nécessité. À mesure que les marques adoptent ces outils intelligents, l’enjeu n’est pas seulement opérationnel : il est aussi artistique. Une intégration réfléchie de l’IA renforce à la fois le rythme et la présence, laissant le design et l’hospitalité s’exprimer plus fort. Le moment est venu d’expérimenter, non pas avec des gadgets, mais avec des systèmes qui élèvent discrètement l’ensemble du parcours client.
3 icônes, 1 manifeste : la Supreme x Goodenough x Nike AF1
Symbole de la synchronicité streetwear, la Supreme x Goodenough x Nike Air Force 1 réunit trois héritages design distincts en une silhouette affûtée. Le classique « Triple White » sert de toile, tandis que des Swoosh imprimé léopard, un double logo au talon et une semelle translucide où l’on lit « SUPOODENOUGH » soulignent le poids culturel de la collaboration. Un remix raffiné entre cool d’archive et pertinence contemporaine, conçu non seulement pour être porté, mais pour marquer les esprits. Lancée dans le cadre du drop Summer ’25 de Supreme, c’est moins une sneaker qu’un chapitre du dialogue permanent entre la mode, l’identité et l’influence.
Le biomimétisme dans le design contemporain

La nature est depuis toujours l’architecte le plus ingénieux du monde, apportant aux défis les plus complexes des solutions d’une précision remarquable. Aujourd’hui, designers et architectes se tournent vers le biomimétisme, en s’inspirant des systèmes naturels pour imaginer des solutions innovantes et durables. Des trains à grande vitesse profilés selon l’aérodynamisme du martin-pêcheur aux matériaux qui captent le carbone en imitant la photosynthèse des algues, le design biomimétique transforme notre monde. Dans l’hospitalité, les structures inspirées de la nature et les matériaux régénératifs réinventent le design hôtelier, alliant esthétique et durabilité. En reproduisant l’efficacité du monde naturel, nous découvrons des façons plus intelligentes et plus responsables de construire, de créer et de vivre.
L’art du spectacle

Leigh Bowery n’a jamais cherché à passer inaperçu. Visionnaire de l’excès, il a fait de son logement social de l’East London une scène surréaliste : un refuge au 11e étage où l’esthétique camp la plus flamboyante rencontrait le concept le plus pointu. Un papier peint Star Trek encadrait son univers, les œuvres de Trojan ornaient les murs et un piano crapaud donnait le ton d’une vie vouée à la performance. Taboo, sa sulfureuse boîte de nuit, a bouleversé l’underground londonien, tandis que ses costumes avant-gardistes défiaient toutes les conventions. Des squats aux projecteurs, Bowery a sculpté son identité avec le tissu, la peinture et une audace sans faille : un spectacle permanent, toujours un manifeste.
L’étreinte harmonique : le pouvoir apaisant des bains sonores

Face au rythme sans cesse accéléré de la vie contemporaine, les bains sonores offrent un rare moment de calme : une pratique sensorielle où les vibrations ancestrales rencontrent la pleine conscience moderne. Gongs résonnants, bols tibétains et carillons accordés composent un voyage guidé par les fréquences, qui apaise le bruit et rétablit l’équilibre. Autrefois ancrée dans des rituels spirituels, cette expérience immersive est aujourd’hui réinventée dans des sanctuaires pensés par le design aux quatre coins du monde, adoptée par les esthètes comme par les innovateurs culturels. Le son devient bien plus qu’une ambiance : un acte de reconnexion. Raffiné, inclusif et discrètement transformateur, le bain sonore invite le corps à écouter et l’esprit à s’apaiser.
Doechii : le modèle de la co-création entre marques et artistes

Doechii est plus qu’une muse : c’est un mouvement. Avec une voix aussi magnétique que sa présence visuelle, la rappeuse originaire de Tampa a fait de ses collaborations avec les marques de véritables manifestes culturels, générant plus de 42 millions de dollars de valeur média pour des partenaires comme Nike et Thom Browne. Mais derrière les gros titres se cachent dix ans de travail acharné et d’authenticité radicale. L’ascension de Doechii redéfinit la façon dont marques et artistes co-créent : non plus par des partenariats transactionnels, mais par un récit partagé. Alors que l’industrie musicale se transforme, son parcours offre un modèle de partenariats de marque fondés sur le design, la résonance et l’équité créative.
Des chambres entre tons chauds et tons froids

Découvrez l’art d’associer tons chauds et tons froids pour créer des chambres paisibles à l’esthétique affirmée. Des riches boiseries adoucies par des métaux épurés aux murs bleu glacier passés à la chaux, rehaussés de touches de bois sombre, ces intérieurs incarnent l’équilibre et l’élégance. Chaque espace est une leçon magistrale dans l’art de superposer textures et tonalités, avec des fonds neutres qui relient les contrastes pour une atmosphère raffinée et harmonieuse. Pour les hôtels, ces partis pris montrent combien des contrastes de matières bien pensés et des palettes superposées peuvent évoquer le luxe, le confort et la singularité, des éléments essentiels pour créer des expériences client mémorables.
Les décors automne-hiver 2025 qui ont captivé et transformé

Les décors des défilés automne-hiver 2025 racontaient une histoire de désir et d’évasion, reflet d’un monde en pleine mutation. De la rêverie champêtre de Burberry à la Tate Britain à la scène romantique jonchée de roses de Ferragamo, les créateurs ont fait de l’espace un vecteur d’émotion. Chez Louis Vuitton, le décor d’une grande gare rendait hommage à la nostalgie, tandis que le labyrinthe ténébreux de Balenciaga faisait écho au processus créatif. Alessandro Michele a réinventé l’intimité dans une salle de bains baignée d’une lumière cramoisie pour Valentino, et Dior a convoqué l’aube des temps à travers un spectacle de lumière et de formes. D’une ville à l’autre, ces univers ont façonné non seulement les collections, mais l’humeur même de la saison.
Mode avion : activé

Au-dessus des embouteillages, une nouvelle ère du transport urbain prend son envol. Dubaï et Abu Dhabi s’apprêtent à lancer des taxis volants : des appareils électriques et silencieux qui promettent de redessiner la skyline et de réduire les trajets de plusieurs heures à quelques minutes. Vertiports cartographiés et vols d’essai réalisés, les Émirats arabes unis s’affirment comme un leader mondial de la mobilité aérienne. Plus qu’un bond technologique, c’est une réinvention audacieuse des infrastructures, portée par l’ambition, le design et l’agilité. Aux Émirats, l’avenir ne plane pas : il atterrit.
RIMOWA s’installe à Toronto : un espace sculpté pour le voyageur moderne

RIMOWA renforce sa présence au Canada en inaugurant sa boutique de Yorkdale, un espace de 1 500 pieds carrés où un savoir-faire méticuleux rencontre le luxe contemporain. Nichée dans l’aile luxe récemment agrandie du centre torontois, la boutique associe granit poli et chêne français recyclé pour créer un environnement résolument design. À l’intérieur, une sélection de classiques en aluminium et de teintes de saison comme Granada et Verde côtoie des services sur mesure, dont le marquage en relief et la réparation. Cette expérience retail immersive traduit une philosophie de marque fondée sur la longévité et la personnalisation, et inscrit RIMOWA dans une nouvelle ère de la culture du voyage, plus raffinée et riche en expériences.
Le potentiel du Web3 réinventé pour l’hospitalité

Sony lance Soneium, une élégante blockchain de couche 2 sur Ethereum, et signe ainsi une entrée raffinée dans le Web3. Développée avec Startale Labs au sein de Sony Block Solutions Labs, Soneium allie un design sophistiqué à des transactions rapides et peu coûteuses grâce à l’OP Stack d’Optimism. Pour les visionnaires de l’hospitalité, elle ouvre de nouvelles perspectives : programmes de fidélité sur blockchain, gestion fluide de l’identité des clients et réservations tokenisées, même si Sony ne l’a pas officiellement annoncé. Avec son approche centrée sur l’utilisateur, Soneium invite les hôtels à imaginer des expériences immersives et technologiques. Ici, l’innovation rencontre l’art, une philosophie qui fait écho à l’héritage de Sony en matière de technologie guidée par le design.
La couture en reflet

Véritable leçon d’art de vivre couture, le penthouse tout en miroirs de Ralph Rucci est à la fois un atelier et un sanctuaire artistique. Niché au-dessus de l’Upper East Side de Manhattan, cet espace marie haute couture et antiquités choisies avec soin : mobilier Jansen, paravents chinois de Coromandel et trésors signés Elsa Peretti, le tout sur une palette de velours de soie et de reflets miroitants. Chaque détail, des bibelots Peretti disposés avec art aux textures superposées de velours et de laque, compose un univers d’une élégance raffinée. Ici, la mode ne se porte pas seulement : elle se vit, dans un espace aussi sculpté et réfléchi que les créations de Rucci elles-mêmes.
Eversolo Play : quand le charme analogique rencontre la précision du streaming

Alliant design épuré et grande polyvalence audio, l’Eversolo Play est un ampli tout-en-un moderne qui rend hommage à la nostalgie tactile du CD tout en adoptant la simplicité du streaming numérique. Avec son amplificateur intégré de 60 W, son DAC et sa compatibilité avec des services comme Tidal et Amazon Music, il se connecte sans effort à presque toutes les sources : cloud, réseau ou disque. L’édition CD va plus loin, en permettant de lire et d’extraire des disques grâce à un chargeur latéral et à un écran tactile intuitif. Une solution tournée vers l’avenir pour celles et ceux qui tiennent autant au format qu’à la fidélité.
Un chef-d’œuvre en mouvement à travers les sables saoudiens

Monument mouvant dédié à la culture et au design, Dream of the Desert redéfinit le voyage de luxe en Arabie saoudite. Ce train cinq étoiles, imaginé par Arsenale Group et Aline Asmar d’Amman, se déploie sur 1 300 km de dunes sculptées et de réserves naturelles, et propose 34 suites empreintes d’une élégance d’inspiration bédouine. Chaque voiture est un récit de design, où patrimoine et innovation se rejoignent en mouvement. Plus qu’un voyage, c’est une expérience pensée de bout en bout, où design, storytelling et paysage ne font qu’un, ouvrant un chapitre décisif dans l’évolution de l’hospitalité et du design de la région.
Un art qui relie et captive

Tim Flach saisit l’âme du règne animal et, à travers son objectif, présente les espèces menacées comme de saisissantes personnalités. Ses portraits, d’une authenticité brute et d’une grande profondeur émotionnelle, brouillent la frontière entre expression humaine et animale, suscitant l’empathie sans sentimentalisme. Avec une approche très design, Flach isole ses sujets de leur habitat pour faire de leur individualité le point focal. Son œuvre est à la fois art et plaidoyer : elle pousse le spectateur à voir les animaux non comme de simples espèces, mais comme des êtres dignes de protection. Dans les espaces communs d’un hôtel, choisir un art aussi évocateur enrichit l’expérience client, en créant un lien émotionnel raffiné tout en renforçant le récit design singulier de l’établissement.
Les temps forts durables de la Fashion Month

La durabilité n’a peut-être pas dominé les conversations de cette Fashion Month, mais des créateurs visionnaires l’ont discrètement tissée dans leurs récits. Des robes de mariée upcyclées de Collina Strada aux sequins d’origine végétale de Stella McCartney, l’innovation a rencontré l’art sur les podiums. Tolu Coker a réinventé le format du défilé avec un atelier en pleine activité, tandis que Gabriela Hearst a façonné de la fausse fourrure à partir de soie. Roksanda a transformé des stocks dormants de mousse en pièces sculpturales, prouvant que les matériaux négligés peuvent révéler une beauté nouvelle. Ces moments ne sont pas de simples tendances : ils offrent un aperçu de l’avenir de la mode, où créativité et responsabilité vont de pair.
Quand l’architecture rencontre l’atmosphère : la sérénité sculptée de Saha Casa à Da Nang

Perché au-dessus de Morrison Street, à Da Nang, le Saha Casa Boutique de Ho Khue Architects redéfinit les codes de l’hôtel balnéaire avec une retenue sculpturale et une grande profondeur sensorielle. La piscine sur le toit, un porte-à-faux à paroi en acrylique qui s’avance de six mètres depuis la façade, encadre les vues sur l’océan avec une intensité cinématographique. Pierre naturelle, passages voûtés et jardins verticaux luxuriants évoquent des formes troglodytes et créent un rythme spatial méditatif. À la fois ancré et aérien, Saha Casa n’est pas seulement une architecture : c’est une atmosphère, pensée pour des hôtes en quête d’un design qui éveille tous les sens.
Piscine Pontoise : une icône Art déco parisienne restaurée
Nichée sous une verrière voûtée au cœur du Quartier latin, la Piscine Pontoise est un vestige vivant de l’élégance parisienne. Conçu par Lucien Pollet en 1934, ce joyau Art déco a été restauré avec soin par Pierre Marchand Architectes, dans le respect de sa vision d’origine, où la lumière, la symétrie et la subtilité des détails définissent l’espace. Des teintes de peinture assorties à la main à la signalétique d’époque, chaque élément retrouve sa place dans le récit stratifié du bâtiment. Aujourd’hui, c’est bien plus qu’une piscine : c’est une rencontre gracieuse entre héritage architectural et rituel du quotidien, qui rythme discrètement la vie du quartier.
La puissance des marques lifestyle

Sur un marché saturé, les marques qui réussissent dépassent le produit : elles incarnent des aspirations. De l’Americana preppy de Ralph Lauren à l’éthos minimaliste de Vipp, ces maisons façonnent des univers entiers que leur public rêve d’habiter. Tout est affaire de lien émotionnel : les marques lifestyle expriment des valeurs, une identité, un sentiment d’appartenance. Prada mêle la mode à l’art et à la culture, tandis que Nike inspire un bien-être global qui va bien au-delà du sport. Plus que des étiquettes, ce sont des expériences vécues, qui définissent notre façon de nous habiller, de dîner et d’explorer. C’est tout l’art du magnétisme de marque : concevoir non seulement ce que les gens achètent, mais ce qu’ils deviennent.
Repenser l’hospitalité par le design, l’accessibilité et le lieu

Le paysage de l’hospitalité se transforme : du luxe centralisé, il glisse vers des expériences décentralisées, guidées par le design et ancrées dans un lieu et une raison d’être. Tomu illustre cette évolution avec une approche modulaire qui privilégie l’agilité, l’intégrité esthétique et la sensibilité environnementale. Plutôt que de reproduire la tradition, Tomu donne aux créateurs les moyens de la redéfinir, en transformant des sites isolés en séjours immersifs qui reflètent à la fois l’intention de l’hôte et le désir du client de tisser des liens qui ont du sens. Ce ne sont pas de simples cabanes : ce sont les expressions d’un mouvement plus large vers une propriété plus accessible et un design plus divers. À mesure que l’hospitalité s’étend au-delà des murs, jusqu’au cœur de la nature, Tomu contribue à dessiner un avenir plus inclusif, plus proche des éléments et plus vibrant.
Le Cayenne électrique de Porsche adopte la recharge sans fil

Ni câble ni contrainte : le futur Cayenne électrique de Porsche réinvente la mobilité électrique avec la recharge sans fil. Attendu en 2026, ce SUV 100 % électrique propose en option un système de recharge par induction : il suffit de se garer au-dessus d’une plaque discrète posée au sol pour que la charge opère, sans le moindre effort. Conçu pour un usage quotidien fluide, le système délivre 11 kW avec un rendement de 90 %, à la hauteur des prises traditionnelles. En alliant technologie minimaliste et design intuitif, Porsche élève discrètement l’expérience du véhicule électrique et offre un aperçu d’un avenir où l’innovation simplifie la vie au lieu de la compliquer.
Midjourney V1 : quand l’art se met en mouvement

Avec son modèle vidéo V1, Midjourney transforme l’art statique en une poésie visuelle dynamique et redéfinit la créativité au-delà du réalisme. Fidèle à son esthétique signature, où l’art l’emporte sur le conformisme, Midjourney insuffle la vie à des images existantes et compose des scènes cinématographiques qui mêlent beauté surréaliste et innovation. Subtil et captivant, le modèle démocratise, grâce à une tarification accessible, la génération de vidéos par IA de haute qualité, et ouvre des possibilités créatives infinies. Avec une approche visionnaire fondée sur l’imagination plutôt que sur l’imitation, Midjourney ouvre la voie au storytelling interactif de demain, en façonnant des mondes numériques qui évoluent au fil de l’exploration. Un pas vers un avenir où l’art prend véritablement vie.
Un floral insoumis, inspiré par la poésie et la chanson

Le dernier parfum d’Aesop, Aurner, est une composition florale insoumise qui associe feuille de magnolia, cœur de cèdre et camomille : une relecture audacieuse des floraux traditionnels. Créé par la parfumeuse Céline Barel, il puise son inspiration dans Lilac Wine de Nina Simone et dans l’œuvre lyrique de Li Qingzhao, unissant douceur et force. Les contrastes superposés d’Aurner, à la fois frais et chaleureux, délicats et puissants, font écho à l’approche signature d’Aesop en matière de récit sensoriel. Le lancement s’accompagne d’une collaboration joaillière saisissante avec Patcharavipa Bodiratnangkura, qui condense l’éthos créatif d’Aesop : centré sur le design, chargé d’émotion et toujours prêt à repousser les limites.
La précision en mouvement : l’audace graphique du printemps-été 2025

Une attention aiguë portée au design et à la construction a marqué les collections printemps-été 2025, où les silhouettes architecturées rencontraient une précision graphique affirmée. Chez Dior, Maria Grazia Chiuri a réinterprété les codes équestres des archives en un tailoring épuré et athlétique, un écho que l’on retrouve d’un défilé à l’autre, des robes sablier sculpturales d’Acne Studios aux laçages exagérés de Balenciaga. Saisies par l’objectif du numéro d’avril de Wallpaper*, ces silhouettes deviennent plus que des vêtements : de véritables manifestes visuels de maîtrise, de savoir-faire et d’audace contemporaine. Chaque pièce reflète une saison placée sous le signe de la précision, des proportions et d’une puissance épurée et disciplinée.
Pourquoi le minimalisme résonne encore dans nos intérieurs

Le minimalisme conserve toute sa place dans les intérieurs contemporains, non comme une tendance passagère, mais comme une réponse à la surstimulation et au bruit visuel. Le minimalisme d’aujourd’hui est plus doux, plus sensuel : formes courbes, céramiques texturées et palettes neutres qui font écho au calme de la nature. Inspirés du Japandi et du modernisme organique, ces espaces relèvent moins de la retenue que d’une véritable clarté émotionnelle. Dans un monde chaotique, une esthétique dépouillée offre une forme subtile de ressourcement, où chaque objet est pensé et chaque recoin respire l’intention.
La révolution sans écran de Jony Ive

Inspiré par un design visionnaire et une intégration technologique tout en subtilité, le nouvel appareil de poche sans écran d’OpenAI, qui sera conçu par le designer emblématique d’Apple Jony Ive, s’apprête à redéfinir nos interactions quotidiennes. Attentif au contexte et à l’environnement de son utilisateur, il promet une innovation discrète qui remet en question notre dépendance aux écrans, et entend enrichir le quotidien sans distraction visuelle. Le voyage est précisément un cas d’usage qui appelle ce type d’objet : des visites guidées personnalisées, sans écran. Il y a là quelque chose qui pourrait faire merveille pour le voyage.
Louis Vuitton et la Formule 1 : une décennie de luxe et de vitesse

Louis Vuitton passe la vitesse supérieure dans l’univers de la Formule 1, mariant savoir-faire patrimonial et sommet du sport automobile. Pour les 75 ans de la F1, la maison dévoile une malle exclusive destinée au trophée du Grand Prix, réalisée dans son emblématique atelier d’Asnières. Ce partenariat de dix ans démarre au Grand Prix de Melbourne le 16 mars, sous la bannière « Victory travels in Louis Vuitton ». Forte d’un héritage qui va des bagages automobiles sur mesure aux rallyes de voitures anciennes, Louis Vuitton continue de faire rouler l’élégance sur la voie rapide, là où le design rencontre l’adrénaline.
La tech qui fait grandir notre humanité

Des exosquelettes aux lunettes dopées à l’IA, la frontière des technologies portables redessine discrètement le potentiel humain. Des outils autrefois réservés à la science-fiction (casques de neuro-imagerie, prothèses intelligentes, voire collègues robotiques) sont désormais des réalités conçues avec précision. Ces innovations ne se contentent pas d’améliorer les performances : elles redéfinissent la relation entre l’humain et la machine. Qu’il s’agisse d’un guidon qui perçoit votre rythme d’effort ou d’un humanoïde de six pieds (1,83 m) conçu pour une collaboration fluide, chaque innovation traduit une évolution vers un design centré sur l’humain, plus intuitif. Dans l’hospitalité aussi, la technologie devient un prolongement élégant du service : elle enrichit, sans les remplacer, la chaleur et l’intuition des équipes d’un hôtel.
Pauly x Cotodama : une toile vivante pour le son

Quand l’art et le son s’entrelacent, quelque chose de remarquable se produit. La collaboration Pauly x Cotodama transforme une enceinte en conteuse visuelle et émotionnelle : les paroles ondulent à l’écran dans la police manuscrite de Pauly Bonomelli, et les morceaux instrumentaux s’animent au rythme de ses œuvres introspectives aux multiples strates. La technologie lyric-sync de Cotodama ne se contente pas de jouer la musique : elle l’interprète. Cette édition limitée (40 pièces seulement) vous invite à écouter avec les yeux et à ressentir avec les oreilles. Un objet au design affirmé qui célèbre l’art perdu de l’écoute lente dans un monde pressé.
Visa x Bridge : les stablecoins entrent dans les dépenses du quotidien

Dans une initiative qui allie innovation financière et utilité quotidienne sans friction, Visa et Bridge déploient des cartes adossées aux stablecoins en Amérique latine. Ce partenariat relie la crypto aux achats du monde réel : les utilisateurs paient en stablecoins, les commerçants reçoivent la devise locale. Alors qu’un cadre réglementaire plus clair se dessine aux États-Unis, cette collaboration laisse entrevoir un basculement mondial : des monnaies numériques aussi familières que les cartes bancaires traditionnelles. Pensées pour l’interopérabilité, ces cartes s’apprêtent à faire entrer l’efficacité des stablecoins dans l’univers d’expériences d’achat raffinées et bien réelles.
Réseaux sociaux, l’heure des comptes : et maintenant ?

La place publique numérique est en plein désarroi : les algorithmes attisent les divisions, les plateformes alimentent le chaos et les utilisateurs décrochent. Mais la désillusion fait naître des opportunités. À mesure que les réseaux sociaux se fragmentent, des espaces plus petits et plus choisis, comme Discord et Substack, émergent et privilégient l’échange intime à la distraction de masse. Dans le même temps, des penseurs comme Mike Pepi nous invitent à imaginer au-delà des plateformes, en défendant une technologie qui renforce les institutions au lieu de les exploiter. L’avenir du lien en ligne ne se trouvera pas dans un énième fil d’actualité, mais dans des espaces qui valorisent la profondeur, la communauté et l’expérience humaine plutôt que les indicateurs d’engagement. Reste une question : saurons-nous saisir ce moment pour concevoir quelque chose de meilleur ?
Le lien, nouvelle monnaie

Dans un paysage marqué par la fatigue émotionnelle et la saturation numérique, le luxe vit une discrète transformation. Des marques comme Four Seasons, Celine et Dior repensent le plaisir, non plus comme un isolement, mais comme un vecteur de lien. Des parcours bien-être aux ouvertures de boutiques pensées d’abord pour la communauté, l’essor des « tiers-lieux » signale un changement : l’appartenance est désormais au cœur de la création de valeur. À mesure que l’art, le sport et le design se croisent de façon inédite et émotionnellement forte, le luxe n’est plus seulement personnel : il se partage. À cette époque, le lien n’est pas un sous-produit. C’est le produit.
Maker’s Mark réinvente le bourbon par l’art

Entre collines ondulantes et fûts en vieillissement, Maker’s Mark ouvre un chapitre culturel saisissant : une collaboration avec l’artiste verrier Dale Chihuly. Ses installations éclatantes, disséminées sur la Star Hill Farm, illuminent l’identité en mouvement de la distillerie, ancrée dans l’art et la régénération environnementale. D’un lustre sculptural dans le chai à de vastes œuvres déployées sur le domaine, chaque pièce reflète une marque qui redéfinit le bourbon par l’expérience. Avec son agriculture régénératrice et sa campagne « Summer of Sours », Maker’s Mark ne se contente pas de produire du whiskey : elle façonne un art de vivre contemporain, imprégné de savoir-faire, de culture et de design conscient.
Maserati ouvre un nouveau chapitre du savoir-faire italien sur mesure

Au cœur de Modène, Maserati dévoile les Officine Fuoriserie, un lieu où le savoir-faire sur mesure rencontre l’innovation avant-gardiste. Ici, le design est un dialogue : entre histoire et avenir, précision et imagination. Avec une palette de personnalisation élargie, dont une nouvelle ligne de peinture à la pointe de la technologie, chaque Maserati devient l’expression singulière de son propriétaire. Ancré dans l’héritage centenaire du Trident, cet atelier ouvre un chapitre audacieux, une ode à l’artisanat italien et au langage en constante évolution de la mobilité de luxe. L’avenir de la marque ne se produit pas en série : il se façonne avec minutie, un rêve à la fois.
Instagram : la force dominante de la mode, du lifestyle et de la beauté

Malgré l’évolution constante des tendances sur les réseaux sociaux, Instagram reste la plateforme la plus puissante pour l’amplification des marques dans la mode, le lifestyle et la beauté. Un récent rapport de Launchmetrics et Lyst révèle qu’Instagram a généré 57 % des 16,9 milliards de dollars de Media Impact Value (MIV) du premier semestre, loin devant ses concurrents. La mode de luxe domine, avec Dior, Chanel et Prada en tête de la conversation. Si TikTok et YouTube gagnent du terrain, les visuels immersifs d’Instagram et son storytelling centré sur les marques le maintiennent au cœur de l’influence numérique, preuve que la résonance esthétique règne toujours en maître.
Google contre Microsoft à l’ère de l’assistance numérique

Dans le paysage mouvant de l’intelligence artificielle, Gemini de Google et Copilot de Microsoft ne sont pas de simples outils concurrents : ce sont deux philosophies de design qui façonnent notre façon d’interagir avec la technologie. Gemini mise sur une interaction en temps réel, riche en stimuli sensoriels, qui transforme ce qu’il voit en réponses. Copilot, de son côté, explore la résonance émotionnelle de l’IA à travers la voix, la mémoire et même des personas visuels personnalisables. Tous deux annoncent un avenir au-delà des écrans, où l’assistance se veut intuitive, ambiante et humaine. Reste une question : ces systèmes peuvent-ils vraiment nous comprendre, ou les entraînons-nous à nous renvoyer un reflet soigneusement composé de nous-mêmes ? Dans tous les cas, c’est le design qui déterminera jusqu’où ils pourront s’approcher de nous.
Quand le rythme caribéen rencontre le design avant-gardiste

Le W Punta Cana redéfinit le luxe tout compris avec une retraite audacieuse, réservée aux adultes, sur la côte dominicaine. Sur fond de flore endémique et d’une plage privée de 400 mètres, ce sanctuaire à faible densité invite à la connexion : avec la nature, avec la culture, avec soi-même. Chaque suite est une vaste échappée, avec maxi-bars soigneusement composés et, pour certaines, une piscine privée ou un accès direct au bassin. Du mythique WET Deck aux expériences en plein air façonnées par une architecture durable, chaque détail exprime une vision fraîche et résolument design de l’hospitalité caribéenne.
Yohji Yamamoto dévoile des coussins patchwork uniques

WILDSIDE by Yohji Yamamoto réinvente l’univers de la maison avec une série saisissante de coussins patchwork en édition limitée à 20 exemplaires. Chacun est une archive tactile du langage stylistique tout en strates de la marque. Confectionnés à partir de huit textiles réemployés issus de collections passées, les coussins juxtaposent jacquards fleuris, sherpa camouflage et toile vert militaire. Le résultat : une collision raffinée entre élégance et esprit utilitaire, unifiée par des logos peints à la main au pochoir et des détails numérotés. Plus que de la décoration, ces pièces uniques expriment le radicalisme tranquille de WILDSIDE et font entrer la poésie de la déconstruction dans l’espace de vie, avec un savoir-faire subtil et une identité inimitable.
Réinventer créativité et efficacité grâce à l’IA générative

Les marques de luxe adoptent l’IA générative (GenAI) pour relever des défis anciens comme nouveaux. Capable d’ajouter jusqu’à 275 milliards de dollars aux bénéfices des secteurs de l’habillement, de la mode et du luxe d’ici cinq ans, la GenAI ouvre de nouveaux gains de créativité et d’efficacité. De Madeline, la personal shopper de Kering fondée sur ChatGPT, à la détection des contrefaçons par l’IA chez Burberry, les marques explorent des usages très variés. En enrichissant l’expérience client grâce à des outils hyperpersonnalisés et en fluidifiant les processus internes, la GenAI unit innovation technologique et storytelling de marque, repoussant les limites du potentiel créatif et opérationnel du luxe.
Âme analogique, précision numérique

Clin d’œil nostalgique à la culture de la cassette, le Snowsky Retro Nano de FiiO réinvente le charme des baladeurs des années 90 avec un cœur résolument moderne. Sous ses boutons physiques et sa silhouette carrée se cache une technologie audio des plus sérieuses : deux DAC Cirrus Logic et un amplificateur casque à la hauteur des mélomanes exigeants d’aujourd’hui. Avec sa finition bleu glacier et son jeu d’autocollants en option, ce lecteur de poche invite à la personnalisation tout en rendant hommage aux rituels analogiques. Plus qu’un appareil, c’est un hommage à l’intimité de l’écoute, résolument design et sublimé pour une nouvelle ère.
Une nouvelle légèreté prend forme

Avec seulement 5,6 mm d’épaisseur, l’iPhone Air frôle l’idée d’absence : sa présence se ressent davantage par ses capacités que par sa forme. Un écran de 6,5 pouces et la puce A19 Pro délivrent une puissance silencieuse, logée dans une silhouette qui s’efface presque. C’est le design réduit à l’essentiel. Est-ce ainsi que la technologie devrait accompagner les expériences de luxe ? Comme l’a si bien dit Dieter Rams : « moins, c’est plus ».
Cinq maisons qui font de leur table une déclaration de marque

De Paris à Séoul, les maisons de mode les plus en pointe en matière de design réinventent le restaurant, non comme une activité annexe, mais comme un prolongement de leur identité de marque. Ces lieux de restauration signés Saint Laurent, Alaïa, Jacquemus, Louis Vuitton et Gucci traduisent les codes de la couture dans l’espace, en associant savoir-faire culinaire et intention architecturale. Chacun offre bien plus qu’un repas : il invite ses hôtes à vivre une expression concrète de la philosophie de la maison. Minimalistes, baignées de soleil ou maximalistes, ces adresses montrent comment les marques de luxe redéfinissent l’expérience physique dans un monde de plus en plus digital.
Façonner la rareté numérique

Les marques de luxe redéfinissent la rareté à l’ère numérique, en s’appuyant sur la blockchain et les NFT pour créer des biens virtuels aussi désirables que leurs équivalents physiques. Des maisons comme Balenciaga, Louis Vuitton et Gucci font figure de pionnières, avec des produits numériques qui conjuguent rareté, exclusivité et prix élevés. De la mode numérique dans les jeux vidéo aux communautés de membres adossées aux NFT, ces actifs virtuels permettent aux consommateurs d’exprimer leur identité et leur statut de façon inédite. À mesure que le métavers grandit, l’alliance du luxe entre imaginaire et savoir-faire trouve une expression nouvelle : l’immatériel devient aussi convoité que le réel.
La stratégie lean : une façon plus intelligente de choisir

Dans l’univers de l’innovation guidée par le design, le processus compte. Des entreprises visionnaires comme Google, Dell et Amgen transforment la façon dont la stratégie s’élabore : en la standardisant. S’inspirant des principes du lean manufacturing, elles abordent la stratégie non comme un brainstorming dispersé, mais comme un système affiné : fixer des ambitions audacieuses, hiérarchiser les décisions et suivre les résultats avec une précision chirurgicale. Le résultat ? Des choix plus judicieux, une exécution plus rapide et des équipes mieux alignées. La stratégie relève moins de l’intuition que de l’intention : elle se construit, elle ne s’improvise pas. Une leçon d’application du design thinking au leadership lui-même.
Marriott et l’avenir de l’hospitalité à l’ère de l’IA

Marriott réinvente l’hospitalité à la croisée du design, de la data et de l’innovation centrée sur l’humain. Dans le cadre de sa transformation pluriannuelle, le groupe conçoit un cadre d’IA agnostique en matière de modèles, enrichi de capacités agentiques, qui permet une automatisation fluide sans sacrifier l’expérience client. L’objectif ? Permettre aux équipes de privilégier le lien plutôt que la répétition. Des systèmes cloud natifs aux outils de conciergerie discrètement intelligents, l’approche de Marriott conjugue une gouvernance fondée sur la confiance et une intégration technologique subtile. Pas d’effet de manche : place à un design réfléchi et évolutif, qui anticipe le voyageur de demain tout en honorant l’art de l’hospitalité d’aujourd’hui. Un avenir qui se dessine en silence, un système après l’autre.
Le Negroni comme art de vivre : une lettre d’amour visuelle au goût intemporel

Un monde vu à travers l’éclat ambré d’un Negroni : le compte @houseofnegroni saisit la boisson comme bien plus qu’un cocktail. C’est une esthétique, un rituel, un art de vivre choisi, imprégné d’élégance vintage et de charme intemporel. Par des compositions soignées d’intérieurs luxueux, de verrerie et de l’histoire culturelle qui entoure ce grand classique de l’apéritif, le fil invite à entrer dans un univers où design et hospitalité se rencontrent. Pour ceux qui façonnent l’expérience dans l’hôtellerie boutique, il offre un modèle : le style ne s’ajoute pas, il se distille. Chaque image est une leçon d’atmosphère, à suivre absolument pour qui conçoit avec goût plutôt qu’au gré des tendances.
Le produit sous les projecteurs

Dans une économie portée par le design, la qualité du produit n’est plus un postulat discret : c’est le personnage principal. Des vêtements d’extérieur de luxe à la tech conçue avec précision, les marques confient les premiers rôles à leur savoir-faire, à leur innovation et à leur longévité. Images soignées, storytelling tactile et contenus riches en sensations remplacent les slogans creux. Ce virage ne consiste pas à abandonner le storytelling de marque : il s’agit de l’aligner sur une excellence réelle et tangible. Car dans un monde d’information parfaite, le message le plus marquant ne se contente pas de promettre la qualité : il la montre.
Le kiosque sculptural de Casper Braat au Rosewood Amsterdam

Sous un grand escalier du Rosewood Amsterdam, un distributeur automatique bouscule discrètement les codes. L’artiste néerlandais Casper Braat y remplace les en-cas par des curiosités sculpturales : stroopwafels en marbre, maisons de canal et frites dorées, qui font de l’iconographie locale un design de collection. Sous le commissariat de Jochem Leegstra, l’installation relie le kitsch néerlandais à une finesse conceptuelle. C’est un art qui ne se contente pas d’inviter à l’interaction : il exige un second regard. Un clin d’œil malin à la consommation, empreint de patrimoine et d’humour.
Quand l’architecture prend de l’altitude

Not A Hotel redéfinit le déplacement avec Not A Garage, un service de mobilité sur mesure qui étend son modèle de propriété partagée au ciel et à la mer. Des hélicoptères aux yachts, la marque fait du trajet le prolongement d’un art de vivre guidé par le design. Exemple : l’ACH130 Aston Martin Edition, un hélicoptère élégant façonné à la main, qui allie la sophistication d’Aston Martin à la précision d’Airbus. Habillé de gris xénon et de noir outremer, et fini comme l’intérieur d’une voiture de sport, il offre à ses membres une expérience de voyage immersive, où le luxe ne marque aucune pause entre deux destinations : il prend de la hauteur.
Construisons l’avenir, ensemble.

Influence Society est une agence créative à la croisée du design, de la technologie et de l’hospitalité. Nous aidons des hôtels d’exception à construire des récits de marque forts, en alliant esthétique et stratégies digitales de pointe pour façonner l’avenir de l’hospitalité. Par un storytelling visionnaire, un marketing innovant et une connaissance approfondie du secteur, nous donnons aux hôtels les moyens de garder une longueur d’avance dans un paysage en perpétuelle évolution.
Societies Quarterly est une exploration choisie des idées qui façonnent l’avenir de l’hospitalité. Chaque analyse, tendance et innovation présentée ici a été soigneusement sélectionnée, avec un lien vers les sources originales pour aller plus loin.
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